Sortie Libourne + locale du 02 novembre 2014

Aujourd’hui dans la grisaille de ce dimanche matin, annonçant peut-être l’arrivée tardive de l’automne, 9 vttistes sont apparus, gaillards et affutés, prêts à affronter les premiers chemins boueux.
Karima et son pilote El Bueno sur leur magnifique tandem, Gégé si fredi, Alexandre et son pouce en vrac, countadour,  et une deuxième équipe folle qui partait pour faire au moins 80 kms sur les hauts plateaux de Libourne : Le guide Arthus, Vibrenque, Basilou, Antoine dit Antoine.

Après 10km les deux groupes se sont séparés. Nous leur avons souhaité bonne route et c’est avec émotion que nous les avons vus disparaître entre deux rangs de vignes. Une vision fantomatique  de ces héros qui vont aller aux bouts d’eux même pour….rien !

A l’heure où j’écris ces lignes, nous n’avons toujours aucune nouvelle. J’écoute France info en boucle et l’attente est longue…

Pour le reste du groupe ce fut une promenade de 40kms dont 10 passages au même endroit, avec un nouveau circuit de 300 mètres qui mène nulle part. C’est fou comme beaucoup de chemins arrivent à un cul de sac. Avec le président nous les avons répertoriés et nous sommes capables de dresser une carte de tous les chemins à ne pas prendre du côté de Saint-Sulpice.

« Yé mal au pouce » nous répète sans cesse kinder bueno»
« Tais toi et cherche nous un chemin pour rentrer enfin ! »
« Yé le pouce bleu. »
«  C’est pas le bon chemin c’est froid »
Un chemin plus tard :
« yé le pouce rouge. »
« On chauffe c’est le bon chemin »

En effet après avoir désorienté Karima qui a pourtant le sens de l’orientation très développé, nous avons réussi à rentrer à 12 heures sans encombre, aucun ennui mécanique et  pas de chutes.

P.S. Toujours pas de nouvelles  de nos quatre aventuriers et il pleut à torrent dehors…prions pour eux….

Countadour

Et oui, ils nous ont abandonné au bout de quelques kilomètres avec des excuses plus ou moins valables :

- Elbueno soit disant pour ménager Karima… mais à voir comme elle l’a engueulé e quand elle a su qu’elle ne venait pas avec nous, on sait tout de suite qui porte le cuissard sur le tandem…
- Countadour nous a dit qu’il ne pouvait pas car, comme tous les dimanches, il avait rôti du dimanche midi à 12H30, sieste sur le canapé à 14H et Drucker à 15H. En voilà un qui est mur la maison de retraite !
- Kinderbueno nous a sorti une sombre histoire de pouce…
- Gégé était le seul à avoir une excuse : il a déjà fait le parcours (Elbueno aussi). Mais il auraientt pu le refaire ces gros fainéants !

Nous voilà donc partis tous les quatre et j’ai tout de suite senti que Vibrenque n’était pas dans son assiette. Le stress des 80 kilomètres l’avait empêché de se vider les entrailles avant de partir et il ne pouvait pas pédaler normalement tellement il avait peur de desserrer les fesses.
On a donc retrouvé notre Vibrenque, à la première pause et après avoir englouti un sandwich, accroupi dans les fourrés en train de se soulager avec juste quelques feuilles d’orties pour s’essuyer…

Après quelques hésitations et une première averse, nous sommes arrivés à Libourne sans encombre. Arthus a failli se retrouver à l’eau en essayant de faire un grand écart sur les quais de Libourne.

Ensuite on a attaqué le retour, et là ce n’était plus la même plaisanterie, le terrain était tout de suite plus pentu. Arthus avait prévu le pique-nique à Villegouge sur une table avec vue directe sur le cimetierre !!! Vibrenque qui avait de nouveau de la place dans le ventre a englouti ses 5 sandwiches et en plus il a fini celui d’Arthus. Un petit coup de rouge pour faire couler (merci Arthus) et nous voilà repartis.

Vibrenque ralentissait de plus en plus, déjà qu’avec lui, la vitesse initiale n’est pas élevée !!! Il a traité Arthus de tous les noms mais comme il était 100 m derrière les autres, personne de l’entendait. Une petite crevaison de ma roue avant au moment où il commençait à pleuvoir et bien sûr pas de chambre de 27 pouces de rechange. J’ai donc fini avec une 29 pouces d’Arthus. Après avoir pris un abat d’eau en arrivant à Cubzac-les-Ponts pour finir de faire râler Vibrenque, nous voilà arrivés à la dernière difficulté du jour : un petit pont à Ambarès à la stabilité plus qu’incertaine et franchi selon diverses techniques, assis pour Vibrenque, assisté pour Arthus, facile pour Basilou, et à quatre pattes pour moi ; Chacun son style !

Super parcours et Bravo à Arthus pour nous avoir menés sans encombre

Antoine

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