Sortie annuelle Ainhoa - 18 mai 2013

Toute l’équipe des déglingués vttistes, accompagnée des marcheurs et marcheuses, soit 28 personnes s’étaient donnés rendez-vous au très joli camping du « col d’Ibardin » le 18 mai pour une sortie sur les crêtes au dessus d’Ainhoa le lendemain, dimanche.
Une avant garde était arrivée le vendredi soir sous une pluie battante.

Ils avaient tout prévu pour le lendemain, un réveil en douceur puis un petit circuit vtt pour se mettre en jambes et un parcours marche avec un regroupement pour un pique-nique commun. Et bien non, rien de tout cela, les cieux en avaient décidé autrement.
Ce sera atelier pédagogique et pique-nique sous le Barnum prêté gentiment par le camping pour le weekend.

L’arrivée au camping après 4 heures de route à cause d’un poids lourds chargé d’huile renversé sur l’autoroute, coïncidait avec la finale de la H cup : Toulon-Clermont Ferrand. Grosse bataille vocale  de supporters dans le bar du camping et c’est Elbueno qui a hurlé le plus fort, comme d’hab, pour  pousser le RCT à la victoire. Allez Toulon ! …euh oui Elcrampos (le poing levé sur moi) pardon…allez  Clermont !
-           Allez….. à l’apéro cria Elbueno
-          Mais président, demain on a 1000 mètres de dénivelé et je ne pense pas que l’alcool intéresse nos sportifs ce soir ?
Il rit à gorge déployée tout en retirant 25 litres de planteur de son coffre préparé par ses soins. Là j’ai vu les yeux de nos athlètes qui brillaient prêt à se jeter la tête la première dans la glacière remplie à ras bord. C’est vrai qu’il est  bon ce breuvage magique qui vous ferait monter  n’importe quelle pente abrupte pendant 10 heures avec 50% de dénivelé….

-          Allez à table les spaghettis sont cuits cria Michel Elcrampos !
-          Je vais chercher des bouteilles d’eau pour accompagner, il faut bien se déshydrater pour éliminer et préparer la dure journée de  demain.
L’ex Mayoyone se mit à rire aussi à gorge déployée en sortant 2 cantines de vin de son coffre ! Et moi qui avais préparé pendant une semaine cette sortie avec repas équilibrés, digne d’un sportif de haut niveau, et beaucoup d’eau pour éliminer les toxines et nettoyer mon corps de toute impureté, je partais au lit avec mes 0.5g d’alcool dans le sang !

 Après une nuit de déluge de vent et de pluie, le petit matin sous la pluie n’empêcha pas nos sportifs de haut niveau d’aller affronter les terribles montées de cette belle région. Et finalement c’est entre les gouttes et même avec du soleil que nous finîmes notre journée.

Dés le départ d’Ainhoa, où nous avaient rejoints Jean Luc (le cascadeur), Pierre (il vent son vélo pour 600euros) et Maxence, petite mise en jambe jusqu’à 13h, avec quasiment de la montée pendant 3 heures jusqu'au col de  Gorospil et petite descente pour arriver à la ferme auberge.  Certains se sont essayés à monter l’Artzamendi (926 m) pour attendre que les marcheurs nous rejoignent, mais un véritable mur se dresse devant vous et après deux trois kilomètres de montée les uns après les autres firent demi tour pour garder des forces pour l’après midi.
Les marcheurs sont arrivés sous la pluiehihihi et une mini tempête !
Pas moins de 31 personnes se sont retrouvées à la ferme ESTEBENBORDA pour partager le repas du randonneur.

Après avoir bien mangé et….bien bu, une montée à 15 % nous attendait pour rejoindre de nouveau le col de Gorospil et là ça fait mal ! Silencieusement nous l’avons grimpée en zigzaguant, et digérant, jusqu’au sommet des crêtes magnifiques. Les rapaces tournoyaient autour de nous, les potioks nous regardaient avec curiosité et la vue à 360° sur ce Pays Basques sauvage était splendide ! On a pu amorcer la descente vers Ainhoa sous le soleil sans problème… Ah si j’ai empêché Arthus de jeter son vélo du haut de la montagne car il venait de casser son dérailleur et un rayon. Mais grâce à notre mécano président qui nous à tout appris (voir son livre « comment survivre au milieu de nulle part avec un vtt sans chaine, sans dérailleur, 2 pneus crevés et roue en huit, guidon tordu, câbles de frein qui pendent, cadre cassé » aux éditions qu’est ce que je fous là ?), on a gardé notre sang froid et  on a réparé. Arthus il est tellement costaud qu’il n’a besoin que d’une vitesse !

Marcheurs et vttistes furent content de cette journée et pour fêter ça on a finit les 10 litres de planteur et 5 litres de vin autour d’une plancha de côtelettes d’agneau délicieuses, concoctée par notre président mécano-cuistot, qui malgré la douleur s’est occupé de toute la logistique de la journée. Merci !

Bravo à notre soprano Carole qui nous à chanté des chansons, d’avant ma naissance, en réponse aux chansons paillardes de notre équipe de jeunes.

Bravo à Damien (Bernardo) qui sans entrainement a réussi à suivre le train effréné des déglingués !

Countadour

 Ps : tous a l'unanimité se sont donnés rendez vous l'année prochaine dans ce même camping a qui nous avons décerné une étoile supplémentaire !

LES PHOTOS20130519-093605-bis.jpg